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 Lennon&Patrick ~ L'art de se faire avoir.

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Patrick Douglas

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MessageSujet: Lennon&Patrick ~ L'art de se faire avoir.   Dim 18 Aoû - 18:25


Lennon&Patrick
L'art de se faire avoir.


«  Tu devrais rentrer. T’as une sale gueule Pat. » Je le regarde, il me gonfle celui-là. Toujours à s’inquiéter, est ce que je lui demande son avis sérieusement ? Ok j’ai peu dormi ces derniers temps. Normal, ici les patients c’est assez…comment dire. Ya pas de moments «  calmes ». A rio des règlements de comptes, des meurtres, des vols, des viols, c’est toujours les jours, à n’importe quelle heure. Ya d’autres flics, mais non, ils veulent moi. J’ai une tronche à vouloir être le sauveur de ces abrutis de mafieux ou autres ? Je suis sur les nerfs, et une seule chose me calme quand je le suis. Mon collègue charmant – quelle plaie ce type – dit au chef que je devrais faire une pause. Je finis donc en repos forcé pour la soirée. Première chose que je fais, j’envoie un sms à l’autre teigne qui me sert de. De quoi j’en sais rien. Anti frustration ? Antidépresseur ? Limite mieux que la coke. Ou pire. Ya pas de desintox pour ce genre de femme. Je prends ma caisse, je ne roule pas vite, faut dire que je vois quedal tant la fatigue est là. J’entends encore la voix de Lenny. «Tu ne devrais pas conduire de nuit t’es vieux. » Merci, et paf dans la tronche. Alors qu’est ce qu’elle fout avec un vieux hein ? Elle qui a tout pour plaire  des jeunots. Je ne comprendrais sans doute jamais cette femme ni pourquoi je n’ai pas tourné quand l’autre con a mis ses pleins phares. Parce que l’embardée que ma voiture a fait dans le ravin, ça ya pas de soucis, je l’ai pas loupée. Je sors de la voiture ce qui m’arrache un râle. Et merde. Elle va encore gueuler que je suis bon qu’à me faire mal, que je suis trop vieux, et que je devrais raccrocher. J’ai 42 ans, pas trois cents ans. Je commence à marcher, mon genou fait des siennes - souvenir d’une bagarre acharnée avec un récalcitrant – et mon épaule semble en sale état. A croire que je lui en veux à celle-ci.  Je compte plus les fois où je l’ai explosé. Aussi souvent dans des bagarres, que des plaies par balles et tout autre genre de blessure. Ca la rendait dingue la Lennon, que je puisse être aussi inconscient. Mais je ne l’étais pas. Je m’en foutais juste, parce que sans risque, la vie ne valait juste pas la peine d’être vécue. Et, elle était la première à savoir ça. Je continuais à marcher, m’arrêtais à un arbre pour me soutenir te tentait de remettre mon épaule en place. Je pouvais toujours tenter, je vis alors qu’il ne s’agissait pas d’une épaule déboitée, l’os sortait méchamment de l’endroit où elle était censé être et le sang n’était pas là pour faire joli. Je finis par faire ce que j’aurai du faire de suite, j’appelais une ambulance. Je fus emporté assez vite – c’était un inspecteur qui appelait pas le premier venu – et arrivé là-bas je savais qu’une personne serait là pour hurler. Pour une fois, j’avais rien fait. «  Je compte sur vous pour faire attention ? Vous avez quelqu’un pour vous aider ? » Je foudroyais le médecin du regard. « Je m’occupe de moi et de ma sœur depuis des années, merci pas besoin de tout ça. » Je me lève, pousse un juron et sort de la chambre. Je signe un papier comme quoi je sors sans que le médecin soit d’accord – ils ne font pas de chichis ils savent que ça ne sert à rien – et je continue ma route, râlant comme un vieux chien qu’on devrait faire piquer. N’empêche, ils ont gagné, ils ont réussi à toucher au genou que je refuse d’opérer depuis des années. Les salauds. Mais qui je croise là, la folle. Super. Je vais entendre parler du pays. Surtout qu’en plus, on est rien, on ne sort pas ensemble, on fait que s’amuser, depuis quand elle est censée s’inquiéter. Pour une fois j’ai pris un taxi et je suis devant chez moi, avec une blonde devant moi. «  Merde. » Que je lui sors avant qu’elle ouvre la bouche, je rentre, lentement, et je claque la porte. Pas le soir. Enfin, c’est pas comme si Lennon ne faisait pas ce qu’elle voulait quand elle le voulait. Et une porte fermée, c’était pas grand-chose.


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Lennon Meadow-Johns

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MessageSujet: Re: Lennon&Patrick ~ L'art de se faire avoir.   Mer 21 Aoû - 23:10



✤  ✤
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Doucement, alors que le bruit des moteurs se fait de moins en moins vrombissant, que les voix reprennent le dessus sur les accélérations, elle entend les éclats de quelque accent étranger, ce qui la fait lever les yeux de son v8. Elle s'interroge, on ne vient pas souvent dans ce garage quand on n'est pas du coin. Il n'y a même pas d'enseigne, rien qu'un vieux hangar rongé par le temps. Elle jette un coup d'oeil aux caisses de nos entreposées dans le fond, s'assurant que rien ne dépasse qui pourrait laisser penser au contenu qu'elles renferment. Il semble finalement que son patron ne fasse que renvoyer des touristes égarés. Elle soupire, se demandant comment un couple de vieux européens a pu venir se perdre dans les bidonvilles de Rio. L'exotisme, surement, qu'ils disent tous ces idiots. Lennon ne supporte pas les étrangers. Pas qu'elle soit raciste, il y a juste qu'elle tient à son pays et qu'elle n'apprécie pas le tableau que peignent les offices de tourisme et les organisateurs de voyage. D'un côté la plage et les luxueux hôtels de la côté, Copacabana et les jeunesses chrétiennes, de l'autre les pauvres ouvriers et leurs maisons de taules. Rio n'est pas à insérer dans une vision manichéenne. Rio respire, transpire, s'extasie, se bat, court, surtout court, jamais essoufflée par le rythme effréné de ses habitants. Des autochtones qui coulent dans les artères de la ville, millions de petits êtres entraînés dans l'interminable valse des jours et des nuits brésiliennes. Rio flambe, elle s'égosille, elle hurle, parce qu'elle déborde de cette vie dont on rêve, même sans le savoir. Elle essuie ses mains noircies par le cambouis, laissant des traces de doigts sur son jean. Ce ne sera pas le premier à souffrir de cette mauvaise habitude. Lennon n'est pas du genre à s'attarder sur un peu de saleté. Elle claque le capot, satisfaite. Le soir est déjà tombé, elle salue Nando, qui ne se gêne pas - comme d'habitude - pour laisser son regard s'attarder sur la silhouette de son employée. Lennon n'y fait plus attention, elle s'est faite aux observations, autant subtiles que flagrantes, des hommes qui peuvent se retourner sur elle. Mieux, elle a appris à utiliser ses charmes.

Elle parcourt les rues de Jacarezinho à pieds, se laissant porter par les sons qui la bercent depuis toujours. Ces rires, ces cris, ce ruisseau qui courent à l'abri des marches, ces enfants qui jouent au foot entre les maisons. Elle s'arrête de temps à autres en croisant une connaissance, un ami d'enfance, une ancienne collègue de l'usine... puis elle finit par rejoindre le terrain vague qui sert de terrain de jeu aux gosses du quartier. Elle y retrouve son petit frère, qui se précipite vers elle, manquant de la faire tomber en sautant dans ses bras. Elle ébouriffe ses cheveux puis le sert contre elle, chassant du bout des doigts la poussière qui recouvrent son visage de bambin. Qu'elle aime le voir ainsi, rayonnant de sa jeunesse, heureux et à mille lieux de l'enfance qu'elle a traversé. - On rentre ? propose-t-elle, presque de façon rhétorique, parce qu'elle sait bien qu'il va venir, trop content de suivre son aînée et de profiter un peu d'elle pour quelques heures. Lennon lui prend la main, posant sur lui des yeux bienveillants, débordant d'une fierté non feinte. Et puisqu'elle ne pourra probablement jamais avant d'enfants, Niño est à la fois le petit dernier de la fratrie et son fils de substitution, le petit joyau à la tête d'ange qu'elle chérit - sans trop le dire - plus que n'importe lequel de ses frères et soeurs.

Un repas et trois enfants couchés plus tard, la jeune femme embrasse sa mère et quitte le domicile familiale, décidée à poursuivre sa nuit dans les rues brûlantes. Il lui prend une soudaine envie de voir Patrick. Et Lennon n'est pas femme à ne pas faire ce qu'elle a envie de faire. Alors elle rejoint le logement de son amant occasionnel, puisqu'il ne répond pas au téléphone, elle n'a aucun scrupule à se rendre chez lui, se plantant devant le perron, n'attendant pas longtemps avant de le voir sortir d'un taxi, apparemment mécontent de la retrouver là. Elle hausse les épaules pour simple réponse à son regard équivoque. - Merde. Ça lui arrache un rire, alors qu'elle le regarde passer devant elle en bougonnant. - Vieux grincheux ! qu'elle lui lance pendant qu'il claque la porte. Comme si ça allait l'arrêter. Elle met moins de quelques minutes pour trouver un moyen d'entrer, se glissant furtivement jusqu'à lui. - T'as cru que t'avais toujours vingt ans ? lâche-t-elle, un brin moqueuse. Elle s'inquiète un peu, aussi, mais ça ne serait tellement pas elle de lui demander comment il se sent, s'il a besoin de quelque chose. Elle préfère de loin la boutade. - On n'va pas pouvoir s'adonner à nos activités habituelles. Une moue boudeuse sur le visage, elle croise son regard, électrifiée une seconde, comme à chaque fois, et s'en retourne vers le bar. - Je connais le meilleur des remèdes. dit-elle en fouillant dans le placard pour en sortir une bouteille de whisky. Elle attrape un verre qu'elle lui sert aussitôt et garde pour elle le Jack qu'elle boit directement au goulot, jouant avec du bout des lèvres avant de sourire franchement à Patrick. - J'ai toujours eu un faible pour les éclopés. J'espère que tu vas garder quelques cicatrices, ça rend diablement sexy. ajoute-t-elle, cherchant maladroitement à lui remonter le moral. Elle s'approche de lui, la bouteille dans une main, l'autre qui s'aventure sur le bandage, avec toute la délicatesse dont elle peut faire preuve - comprendre la délicatesse d'un camionneur - et penche la tête pour mieux se trouver face à la sienne. - T'es con.  souligne-t-elle comme une évidence, balançant dans ces simples mots tous les reproches qu'elle pourrait lui faire. Sauf que Lennon ne peut pas, elle ne veut pas, lui dire toutes ces choses que pourrait hurler une petite-amie. Elle n'est rien de plus qu'un coup régulier, et il n'est rien de plus pour elle non plus. Il n'y a que ça, le jeu. Et ça n'implique pas de s'inquiéter pour l'autre, ça ne veut pas dire qu'il faille prendre soin de l'autre et surtout, surtout, ça ne signifie en rien qu'il faille laisser entrer la tendresse, ça serait la première des erreurs.  


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MessageSujet: Re: Lennon&Patrick ~ L'art de se faire avoir.   Mer 21 Aoû - 23:46


Lennon&Patrick
L'art de se faire avoir.


Je savais que ma soirée pourrie. Je ne savais pas à quel point. Et en même temps géniale. Ce que, évidemment, je n’admettrais jamais. Parce que j’avais être un ours selon, la plupart des gens, ma sœur a première, Lennon faisait partie des rares personnes avec qui je finissais par fondre. Sans le montrer. Et parce qu’elle était  trop coincé dans ses histoires, j’étais tranquille, elle ne risquait pas de trop me materner, ou encore me lâcher, même si au fond, parfois j’avais l’impression de fuir les gens comme la peste. Peut-être parce que les gens, je n’étais pas foutu de les voir comme autre chose que des futures personnes à perdre, u à sauver. Lennon m’avait sauvé  à mon insu, et parfois elle voyait à quel point je haïssais ce fait, tout comme j’étais la partie d’elle qui restait clean. «  T’es chiante. » Pas envie de me casser le cul à la faire partie, si tant est que j’en ai envie, je serais pas fichu de le faire. Que voulez que je fasse devant cte gamine pleine de vie, qui a trop vu et trop fait pour son âge et qui n’écoute qu’elle-même.

Et moi. Une fois l’an. Parce qu’on peut nier, crier au scandale, mais ya définitivement un truc entre nous. Un jeu qui s’éternise et qui devient si malsain qu’on finit par s’inquiéter un peu trop, à notre façon désarticulée et insensée. On est fous. Mais toutes les passions ne sont pas juste folies ? Qui peut dire être sain d’esprit ? Qui peut l’assurer ? Les plus grands spécialistes dirons qu’on a tous nos démons. Certains pires que d’autres et qu’ils nous bouffent vivant, jusqu’à ce qu’n trouve quelqu’un pour les atténuer, les cacher, et vous faire survivre. Elle était ma poussée d’adrénaline, ma bouffée d’air frais. Et si elle savait les trois quarts de mes pensées, elle fuirait. Moi aussi je suppose, devant ma propre vision des choses. «  Nan, ça fait un bail que je  sais que ce n’est plus le cas. Tu es là pour me rappeler que je vieillis ? » Yavait une part de moi qui ne comprendrait jamais ce que Lennon me trouvait. Un vieux truc bouffé par la vie et à moitié détruit, obsédé par la veuve et l’orphelin et sans doute aussi la vengeance.

Voilà qu’elle gâche l’ambiance. Pas nos trucs habituels. Et le pain sec et à l’eau aussi pendant qu’on y est. J’enlève ma chemise – à la lenteur d’un gamin de deux ans qui vient d’apprendre comment on enlevait ses vêtements  et en grognant – et la regarde en souriant comme un con. « T’es sure ? Ca t’as jamais empêchée avant. Parce que si t’as peur de me faire mal, rassure-toi. J’ai vu bien pire. » Je la regarde intensément, on pourrait presque oublier tout ce qu’elle a pu vivre, tout ce qu’elle cache sous ses attraits d’aventurières, de folie. De tristesse. Je déteste lire dans ses yeux, parce que j’y trouve un reflet peu flatteur et je sais ce que c’est de se sentir vide, de vouloir combler un vide sans fond. Je ris Elle attrape mon whisky et l’emmène, pour le voir à la bouteille. Je lui prends des mains après qu’elle en ait bu une partie, grimaçant mais choppant la bouteille quand même. Avant elle, c’était ma meilleure amie. Avec Lennon, on la partage. Elle n’est pas chiante, tant qu’on la boit. Je m’essuie la bouche grossièrement. «  Des cicatrices ? Tu as déjà oublié que je suis une vraie carte routière. Jsuis sur que là où on s’est rencontré c’est dessiné. Tu vérifies ? » Elle me dit t’es con, j’entends prends moi.je pense qu’avec l’âge j’entends des choses, je me fais des illusions. J’attrape son col, et lui enlève ses vêtements à elle. Elle doit sans doute avoir chaud.

Mes lèvres prennent d’assaut les siennes, je la colle à moi et l’entraine sur le canapé. Un canapé pourri, marron, aussi vieux que moi, mais on s’en fout. Parce qu’à deux on oublie nos vies de merde, nos destins fatidiques, nos passé tragiques, et on pense à une chose, l’instant présent, l’ultime extase de deux corps s’unissant et ne faisant qu’un. J’ai mal, comme si on m’arrachait les tripes et qu’on les répandait au sol. Mais j’aime ça, parce que cette femme est peut-être pas assez, mais c’est tout ce que j’ai. Ma main valide s’amuse sur sa peau, mes lèvres enflamment sa peau, mon corps moite s’allie à son corps frêle et blanc, comme la neige. Elle a tout d’un hiver rigoureux, mais en vérité, ya pas plus été caniculaire. Elle brûle, nous nous consumons, nous devenons flamme. Elle ne sait pas, je ne sais pas, mais la fusion qui s’opère est bien plus que tout ce qu’on osera jamais s’avouer. Les gens disent que le meilleur des aphrodisiaques est l’amour. A priori, la connerie aussi. La douleur se rappelle à moi, je reprends la bouteille, puis continue de coloniser chaque partie de cette contrée que j’aime redécouvrir encore et encore. On finit en sueur, elle sur moi, à moitié écrasant mon épaule valide – sinon on serait déjà en train de m’enterrer – et je souris. « Au fait. Je me souviens plus. Tu disais ? » Que j'annonce fier. Je sais que ce soir, je vais pas dormir. Mais tant pis. Ça en vaut toutes les souffrances , ne serait ce qu'un moment d’éternité uni à la plus belle chose qui puisse m'arriver. Le vieux, il sait encore y faire..



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MessageSujet: Re: Lennon&Patrick ~ L'art de se faire avoir.   Jeu 22 Aoû - 8:00



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Debout, face à lui, Lennon détaille les traits fatigués, la barbe naissante, elle balade sa main de son épaule à sa joue. Pas comme une caresse, mais simplement animée d'une étrange curiosité. Comme pour savoir, pour comprendre, aller jusqu'à imprimer sur sa paume les aléas de son visage, les tracés flanquées là par la vie et les coups qu'elle donne, impitoyable. Il est beau, qu'elle se surprend à penser. Beau à sa manière, parce qu'il y a exactement dans ce faciès tout ce qu'elle a toujours voulu voir sur un être humain. Il n'y a qu'à voir de qui elles s'entourent. Elle veut des visages qui ont vécu, des sourires esquintés, des yeux qui en ont trop vu. Elle veut qu'on l'étouffe d'histoires, qu'on l'abreuve de fantasmes, de ces temps passés à vivre et à vivre pleinement. Comme un échappatoire à cette vie qu'elle aime tellement pourtant. Mais elle a besoin de souffler, de se libérer de cette pression qu'elle se met sur les épaules. Elle ne veut pas que sa fratrie manque de quoi que ce soit, elle ne veut pas - jamais - que s'éteigne ce sourire radieux sur le visage de Niño. Et puis elle fait ça depuis tellement longtemps. C'est ancré dans ses habitudes, dans cette routine plutôt bancale qu'elle mène depuis qu'elle est en âge de bosser, et même avant. - T'es sûre ? qu'il lance en ôtant sa chemise, conspirateur. Elle se mord la lèvre, ne prenant même pas la peine de résister, de s'amuser, elle en a juste envie, pourquoi allonger encore le délai. Des cicatrices ? Tu as déjà oublié que je suis une vraie carte routière. Jsuis sur que là où on s’est rencontré c’est dessiné. Tu vérifies ? Du bout des doigts elle parcourt le torse meurtri, souriant en mimant de chercher ce point de rencontre, cette fracture dans leurs deux vies, quand ils se sont heurtés, si violemment qu'ils n'arrivent plus à se défaire de l'autre depuis. Elle sent qu'il la saisit par le col, répondant à sa manière bourrue et expéditive au court commentaire. Son cœur s'emballe, sentant l'inévitable et tant attendu qui se profile. Elle se laisse faire, le temps de comprendre quels gestes lui font moins mal. Puis elle perd soudainement toute réflexion alors que son dos nu rencontre les coussins du canapé et que son corps vient peser sur le sien dans un délicieux contact qui hérisse de frissons chaque pore de sa peau.

Elle n'a pas eu d'autres relations qu'avec lui depuis des semaines, des mois peut-être, elle d'habitude si volage, papillonant d'un homme à l'autre sous condition qu'elle puisse en tirer un peu de plaisir. Un plaisir qu'elle ne retrouve plus que dans les bras de ce bougre de policier, rouillé tant dans ses méthodes que dans ses mots, prisonnier d'une peine qu'elle capture au moindre changement de ton dans sa voix. Elle s'y reconnait sans doute, pour capter aussi bien les nuances de cette souffrance latente, aussi discrète que pesante. Elle saisit tous les détails, parce qu'elle y fait attention, sans même s'en rendre compte, sans comprendre qu'elle a envie de tout savoir sur cette ombre qui le taraude, l'amenant à jouer avec sa vie comme s'il n'avait plus rien à perdre. Et si Lennon était assez clairvoyante, si elle était moins butée, peut-être qu'elle saurait qu'elle n'a qu'une chose à lui dire, que maintenant il peut la perdre, elle, et pire, qu'elle pourrait le perdre, et que ça la viderait tout ce bien qu'il lui apporte. Juste comme ça, parce qu'il est là, pas comme Andrea qui lui reproche d'être ce qu'elle est, pas comme Aaron, qui ignore plus que jamais une partie de sa vie et qui n'est plus que la figure du grand frère qu'elle n'a jamais eu, ce Aaron dont elle pensait un temps être amoureuse avant de se rendre compte qu'elle n'a envers lui qu'une affection aussi immense que la loyauté qu'elle lui voue. Puis elle doit se rendre à l'évidence, l'amour, elle n'y connaît foutre rien. Sauf qu'elle a vu assez de couples se déchirer pour admettre que ça ne menait qu'à se faire encore plus minable, qu'à se rendre misérable. L'idée qu'elle aurait aimé se faire de l'amour ne se lit que dans les bouquins, dans ces romans terribles où les héros s'aiment à en crever, parce qu'il n'y a que ça qui les maintient en vie. Elle se dit que l'amour ne doit ni ressembler à celui qu'elle voit tous les jours, ni à celui que l'on imagine, il doit être aussi incandescent que sa peau qui brûle sous les mains de Rick, aussi glaciale que la séparation qui la suprend quand il s'éloigne un instant d'elle, et aussi ravageur qu'une dispute, violente, qui échue au final dans un corps à corps irradiant. - Au fait. Je me souviens plus. Tu disais ? Elle rit. Aussi bêtement que ça, un rire qui se déploie pour emplir l'espace qui les entoure. Elle l'embrasse, pour toute réponse, appuyant le baiser en posant sa main sur sa nuque. - T'es vraiment un type étrange Rick Douglas. qu'elle va murmurer à son oreille, rejoignant ensuite ses lèvres en glissant les siennes le long de sa mâchoire. Elle enroule ses jambes autour de lui, renforçant l'éphémère union de leurs deux corps. Ses ongles abîmés laissent des traces rouges sur son omoplate et le bas de son dos alors qu'elle sent chaque muscle de son corps se contracter, que  le plaisir atteint son paroxysme en balayant tout sens à ses pensées. Elle étouffe un cri au creux de son cou, puis se laisse retomber sur la sofa, sentant la fine pellicule de sueur qui a recouvert son épiderme, et l'odeur muscée de Rick qui s'est décalquée sur elle. - Tu devrais te blesser plus souvent. qu'elle lance en riant, la poitrine soulevée à un rythme irrégulier, comme un constat évident de l'extase qui l'a traversée de part en part et qui continue de la secouer encore un peu, par échos de l'apogée de leur cœur à cœur passionnel. Elle n'a pas envie de bouger, elle se sent étonnament bien sous son torse, comme protégée de tout, comme si c'était à son tour de l'être. Ses mains tombent le long des bras de Rick avant de se poser sur le canapé. Elle ne veut pas qu'il s'éloigne, elle veut qu'il reste là, près d'elle, en elle, rien qu'un petit peu. Encore quelques minutes. - Je crois que je ne me suis jamais sentie aussi bien. dit-elle, les paupières closes, le souffle de Rick au dessus d'elle. Elle se maudit bien vite de ses paroles, comme si elle s'était trop découverte dans cette subite sincérité. Le jeu. Elle l'a complètement oublié quand elle s'est oubliée le temps de l'acte, le temps de comprendre. Le jeu, putain, ce n'est qu'un jeu. Elle se sépare de lui à regret, s'assoit et attrape son boxer et son soutien-gorge. - Idiots. On n'est des idiots! Et moi j'en fais une belle d'idiote tiens! Quelle con, mais quelle con. qu'elle marmonne en n'arrivant pas à rattacher les crochets de son sous-vêtements.  


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MessageSujet: Re: Lennon&Patrick ~ L'art de se faire avoir.   Lun 26 Aoû - 22:55


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Lennon&Patrick


Notre deal, c'était, ne jamais s'attacher. Ne jamais être l'un pour l'autre plus que des amants. Mais ce n'est pas pour rien qu'amants se dit lovers. Nou sommes deux idiots, persuadés que nous pouvons aller contre la nature elle-même. Que nous ne sommes faits de chair et de sang, et de sentiments. Refoulés, compressés, écrasés, mais toujours là. Peu importe à quel point vous vous enfoncez, vous finissez par comprendre, que cette femme, là, juste devant vous, vous ne savez pas vivre sans. Et c'est le début de la fin.  Au début, c’est un de nos échanges, pas de changements, toujours le même, elle fait cependant attention, puis se laisse guider par le désir, et là, je sais que je vais sans doute vouloir m’arracher l’épaule avec les dents juste après. Elle se marre, quand je lui lance ma boutade. Son sourire. Son rire. Je tuerais pour un seul moment chaque jour de ce genre. Parce que j’aime chaque fois qu’elle le fait, que sur ses traits la peine s’en va. Toutes les femmes que j’aurais pu et aurais du aimer me reviennent en mémoire, tant d’âme errantes qui se sont confrontées à moi. Comme cette Olivia, qui doit jouer  l’inexistence, voyant l’homme qu’elle aime sans lui dire qu’elle vit, qu’elle respire, qu’elle peut tout recommencer. Hurler en son for intérieur. Crier, mais sans qu’aucun son ne sorte. Piégé. Je sais que Lennon est de ces femmes qui fuient à l’idée de s’engager. D’être à quelqu’un. Pourtant, je ne supporte pas la plupart des types avec qui elle traine. En fait, je n’en aime aucun. Parce que je dois l’avouer, à moi-même, je hais tous les hommes qui peuvent passer du temps avec elle. La jalousie me rend parfois fou. Parce que je sais, qu’une fois qu’elle cessera de jouer, il n’y aura plus rien.et je redeviendrais cette coquille vide qu’elle remplit de sa présence, de son essence, d’elle. Elle me traite d’étrange, et pourtant, jsuis pas compliqué. Je fonce, je ne baisse jamais les bras, et je fuis tout attachement de peur de me sentir déchiré de part en part le jour où je me verrais sans cette personne essentielle. Si je n’avais trouvé cette personne, ce serait sans doute plus simple oui. Je lui dirais. Nous serions un. Mais le dire demanderait tant. De mon être, mon essence, ma force, ma vivacité. Cela pourrait-il me tuer ? Peut-être. Parce que j’engagerais  mon coeur, le déposant dans ses mains. Qu’en ferait-elle ? Le briserait-elle ? Le déchirerait-elle ? Le brulerait ? Je l’ignore, mais une part de moi veut prendre ce risque. Veut se jeter dans l’arène et tant pis, advienne que pourra. L’autre a peur, est terrifié, parce qu’une fois qu’on a compris, une fois qu’on l’a dit, alors ça devient vrai, réel, et on ne peut plus retourne en arrière. No turning back. No looking back. Juste end. Elle me balance que je devrais me blesser plus souvent. Comme si on attendait ça pour s’envoyer en l’air tiens. «  Plus souvent ? Tu es sadique en plus. » Je pourrais aussi dire que là, j’ai envie d ronger mon membre tant la douleur m’empêche de respirer correctement. Mais je m’en fous .parce que je respire à travers elle. Elle est mon essentiel, et je ne suis qu’un idiot. Fou d’une femme qui ne voudra jamais de tout ça. D’une femme libre comme le vent. Comment peut-on attraper le vent ?

Mais au moment out tout semble s’envoler comme une brise, elle annonce qu’elle se sent bien. Elle a déjà dit à haute voix que s’envoyer en l’air, elle adore ça, avec moi, mais là, c’est différent. Elle se sent bien. Jamais aussi bien. Je la regarde interloquée. Veut-elle dire que ? Non, je suis fou. Je n’entends que ce que je veux entendre. Je ne suis qu’un imbécile, qui s’invente des histoires pour s’endormir le soir. Elle se traite d’idiote. Nous traite d’idiot. Je tente de me relever, mais j’ai une jolie blonde sur moi et une épaule en morceaux. Alors dès que je bouge, j’ai un grognement sourd qui sort de ma bouche. «  Parce que tu admets passer un bon moment ? C’est interdit ? Tu peux rester. Ma sœur peut checker les ptits si tu veux. » Je lui propose de rester. D’être, l’instant d’une demi-seconde, plus qu’un coup rapide. Je demande à Lennon de rester, chez moi. C’est un pas qu’elle ne franchira pas, aussi fort que je veuille qu’elle le veuille. Je finis par la pousser, grimacer, me retenir d’hurler et me lever.  «  Tu as raison. J’ai presque cru que. Non rien. Tu devrais rentrer. En fait. Je pense que tu ne devrais plus revenir Lennon. Parce que, je ne suis pas capable de prétendre plus longtemps, que tout ceci ne restera qu’un jeu. J’ai quarante-deux ans bon sang, tu n’as  que vingt-sept ans. Ta vie commence, la mienne décline. J’aurais dû le savoir, j’aurais dû être le plus malin des deux, et tu as raison. Je ne suis qu’un imbécile.  Jsuis trop vieux pour jouer. Tu es trop jeune pour comprendre. » Quelques minutes plus tard je rejoins ma chambre, balance la pauvre lampe de chevet qui trainait par-là dans le mur. Hurle presque, tant ça tire sur mon épaule. Je rage. Je m’assieds, sur mon lit, tenant mon épaule, serrant les dents, et comprenant, que malgré toutes nos barrières, tous nos faux semblants, je suis foutrement, bel et bien, amoureux. Et ça, ça ne se guérit pas. Je crèverais sans doute pas très vieux, vu la vie que je mène, et l'embarquer dans tout ça, c'est pas moi.



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